Yllis

Nouveau terrain de face et de profil

Bon, ça avance, ça avance.

J’ai trouvĂ© un terrain dans le petit village de Cressonsacq. C’est par une annonce sur le RDI de la Chambre d’agriculture de l’Oise que je l’ai dĂ©couvert. Le terrain fait un peu moins d’un hectare et est situĂ© en cƓur de village. En voiture, c’est Ă  un gros quart d’heure de chez moi.

Il appartient Ă  deux sƓurs assez ĂągĂ©es, dont l’une Ă©tait agricultrice. Son bĂątiment de ferme est contiguĂ«. Elle y habite toujours. A priori, les soeurs me laisseraient utiliser une de leur grange, pour ranger mon matĂ©riel, voir stocker les lĂ©gumes.

Les deux tiers de la superficie ne sont plus cultivĂ©es depuis une quinzaine d’annĂ©es. Cela permettra une conversion rapide en bio. Le dernier tiers Ă©tait prĂȘtĂ© Ă  un paysan qui complĂ©tait son champs et cultivait du lin cette annĂ©e.

Mi-juin, j’ai envoyĂ© le dossier de demande d’exploiter Ă  la DDT de l’Oise. Comme je n’ai pas la capacitĂ© agricole (je n’ai pas passĂ© de diplĂŽmes agricoles complets et mon expĂ©rience dans le domaine est insuffisante pour compenser), je dois attendre 4 mois. S’il n’y a pas de refus de la part de la DDT au bout de ce dĂ©lai ou une mise en concurrence avec un autre agriculteur, cela vaudra autorisation.

En attendant, j’en profite pour avancer sur tous les sujets indispensables pour monter cette ferme, notamment ce qui concerne les financements. L’installation est d’ailleurs un parcours assez labyrinthique ! Heureusement, il existe des structures pour accompagner les porteurs de projets (merci Initiatives Paysannes), financĂ©es par la rĂ©gion Hauts de France.

Mais bref, ce n’Ă©tait pas le sujet de l’article.

Fin aoĂ»t, sur l’insistance d’un ami de passage qui souhaitait voir “mon” terrain, je l’y ai emmenĂ©. Ma fille de 9 ans nous accompagnait (en traĂźnant un peu des pieds !).

Depuis longtemps je voulais faire un profil de sol et c’Ă©tait l’occasion. Nous avons donc aussi pris quelques outils.

Une fois sur place, la fourche-bĂȘche et la pelle sont entrĂ©e en action pour creuser un trou de 80 x 80 cm. DĂšs les premiers coups de fourche, nous avons aperçu de longs vers de terre anĂ©ciques que nous dĂ©rangions. Ce qui est bon signe ! Sur les premiĂšres dizaines de centimĂštres, la terre est grumeleuse et aĂ©rĂ©e.

Au bout d’une trentaine de cm le sol change de couleur. C’est l’Ă©paisseur de l’humus et de la matiĂšre organique. Le sol devient moins noir et plus orangĂ©.

Ma fille commençait a apprécier ce jeu de creuser et regarder.

Je l’ai mise un peu plus Ă  contribution en lui demandant d’essayer de modeler les deux types de terre. Impossible de modeler la terre brune, qui semble limoneuse-sableuse. La terre issue du fond du trou se laisse modeler. Signe de la prĂ©sence de plus d’argile. C’est plutĂŽt pas mal en terme de rĂ©tention d’eau en profondeur. Impossible cependant de rĂ©aliser un anneau (signe d’argile majoritaire).

Au bout de 60 cm nous arrĂȘtons de creuser. Le sol reste identique. Des premiers cailloux apparaissent.

Il est temps de gratter maintenant un peu avec un couteau. Les racinaires s’arrĂȘtent clairement Ă  la frontiĂšre du noir et du brun, c’est Ă  dire de la matiĂšre organique et de la couche argilo-limoneuse. Aucune semelle de labour n’est apparente (terre tassĂ©e dans la profondeur suite aux labours et qui gĂȘne la progression racinaire).

Je vais maintenant faire une analyse de sol en passant par un laboratoire, afin d’avoir plus de dĂ©tails sur la composition, du sol.

Et puis… il n’y aura plus qu’Ă  cultiver !

Inscrivez-vous pour ĂȘtre informĂ©.e des nouveaux articles.